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Walzer für Niemand veut dire Valse pour Personne.
Je suis tombé par hasard sur cette artiste suisse à la Fnac. Ben je la conseille vivement. Parce que quand même, c'est putain de fort. Une belle ambiance, une voix fantastique... Voilà les paroles et leur traduction en tous cas :
Original a écrit : Niemand kommt rein und setzt sich hin
Den Fuß auf'n Tisch, Hand unter's Kinn
Niemand isst hungrig mein Frühstücksmenü
Niemand kommt immer zu früh
Niemand, ich habe Geschenke für dich
Was wär ich geworden, gäb es dich nicht
Meine gesammelten Werke - bitte sehr
Alles gehört dir
Niemand, niemand kennt mich wie du
Unbedingt, ich geb alles zu
Keine Enttäuschung, kein einziges Mal
Aber dir ist eh alles egal
Niemand, siehst du's, ich wachse nicht mehr
Meine Hände sind Füße, Niemand, schau her
Bald bin ich nichts und das, was dann bleibt
Ist deine Wenigkeit
Niemand, was, was willst du?
Immer bist du hier
Niemand, was, was willst du?
Von mir?
Von mir?
Von mir?
Traduction a écrit : Personne n'entre et s'assoit
Les pieds sur la table, la main sous le menton
Personne ne mange, affamé, mon Petit Déjeuner
Personne ne vient toujours trop tôt
Personne, j'ai des cadeaux pour toi
Que serais-je devenu si t'étais pas là
Mes œuvres complètes- s'il te plaît
Tout est à toi
Personne, personne ne me connait comme toi
Assurément, je confesse tout
Aucune déception, même pas une fois
Mais toi, tu te fous de tout
Personne, tu vois, je ne grandis plus
Mes mains sont des pieds, Personne regarde
Bientôt je serais rien, et ce qui restera
C'est ce petit bout de toi
Personne, quoi, que veux tu?
Tu es toujours ici
Personne, quoi, que veux tu?
De moi?
De moi?
De moi?
Ecrit par Carc, le 13/04/2009 à 17h35 | 1 Connard a commenté cet article
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Mais j'ai la flemme momentanément. Mettons que j'arriverais un peu en retard.
Je ne sais pas trop quoi écrire pour passer le temps. Cette semaine, bon point, on se fait pas chier en soi. Appartements, visites, putes australiennes et concert. Ça faisait longtemps qu'on avait pas bougé à ce point. Mauvais point : ben c'est difficile de ne plus glander et de même se lever le matin. On n'a même quasiment plus le temps de s'engueuler pour savoir qui fait le con café. Bon, après, ce temps là se trouve, c'est sacré. Ça change, c'est bien. Je crois même que le moral global est en hausse, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait les cons à ce point.
Par ailleurs, il refait un peu plus chaud. On peut sortir en T-Shirt, se balader sur la fac et échapper un moment à ces gros cons d'italiens qui (sur)peuplent mon étage et au bruit qu'ils trainent avec eux comme un vulgaire cyril boulet attaché à leurs pattes. J'en chope des agressions, dés que j'entends "ti amo", version brebis suicidaire réclamant un bon coup de chevrotine pour se récurer les dents. Je ne supporte plus vraiment la chambre, 12 m² ça fait petit. Surtout à deux. Mais bon, on fait aller, en pensant très fort à l'an prochain.
Entre mes quelques neurones encore en fonctionnement, les autres étant mis hors service par fatigue et connerie,des fois j'ai des connexions bizarres qui se créent. Je commence, je crois, à grandir. A devenir adulte, tout ça. Ben je sais pas si je dois considérer ça comme bien ou mal (avec mon aversion habituelle des changements), mais en tout cas ça troue pas mal le cul. J'ai par exemple remarqué qu'entre temps je me faisais vite chier sur internet, sur un forum ou quoi. De temps en temps je trolle encore pour le sport, mais je me calme. Je me pose. Et, vu mes goûts en matière d'appart (nespa?), je m'embourgeoise un brin. Tant pis, on peut pas rester un ado attardé toute sa vie, dommage, ce qui compte c'est de participer.
Les sales majestés - Je suis fier.
Ouais, moi aussi. "Non je ne crois plus en vous, c'est une histoire de dégoût". A chanter à nos politiques, nos présidents de fac, nos révolutionnaires, nos désodorisants pour chiottes. Je ne suis plus dupe depuis longtemps que nous nous dirigeons inexorablement vers tout ce que j'aime pas. Pas dupe non plus que ce ne seront pas nos révolutionnaires habituels, pleins de bière et vides d'idée, qui nous sauveront de ce mauvais pas. Ce qu'il nous faudrait, ce serait un éveil. Ce qui empêche cet éveil tant qu'on n'aura pas mis la main sur l'école primaire, c'est l'école primaire. "Vous vous croyez libres, mais formatés depuis l'école" chante Keny Arkana. Et ce qui nous empêche de mettre la main sur l'école, c'est que nous avons la crédibilité d'un enfant de 5 ans qui joue au papa et à la maman (et au gentil docteur) avec sa voisine dés que nous parlons politique. Et ce qui nous empêche d'augmenter notre crédibilité aux yeux des gens, c'est qu'il faudrait un éveil. Et ainsi se forme une belle boucle infinie. D'ailleurs, au lieu de trimer pour le lendemain du grand soir, je préfère encore me gratter (de façon névrotique) les testicules en me racontant des histoires où les gentils (donc moi en fait) gagnent encore de temps en temps.
L'évolution m'attriste, mais le dégoût de tout ce beau monde m'empêche de participer aux mouvements, de m'investir ou d'y croire encore un minimum. "Quand on s'investit dans un mouvement, on ferme sa gueule et on fait ce qui a été décide m'a-t-on dit. Wep, ben moi je vous conchie, les "bloqueurs", "antibloqueurs", "communistes,"capitalistes", "sodomites de vos mamans les putes" ou autres gros cons s'imaginant pouvoir me donner des leçons, à moi. Essayez, vous verrez bien ce que j'en fais de votre engagement.
Demain va falloir se lever tôt, va falloir courir, va falloir sauter et va falloir manger au sub. On y sera jesaispasquand et on repartira avant 14h. Donc si quelqu'un veut venir, qu'il vienne. Sinon, on peut toujours négocier pour organiser un suicide collectif.
Vamos a boire.
Ecrit par Carc, le 08/04/2009 à 20h14 | 2 Connards ont commenté cet article
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Encore un poème, cette fois de ferré. Le plus appréciable interprété par Tue-Loup. J'aime.
Citation :
Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'une autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous.
J'attends des mutants. Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais...
la solitude...
Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n'avez pas, dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour. Et...
la solitude...
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant...
la solitude...
Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus " les mots" mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience. Mais...
la solitude...
Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité. La lucidité se tient dans mon froc.
Ecrit par Carc, le 07/04/2009 à 13h57 | 3 Connards ont commenté cet article
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Je voudrais vous faire partager un poème. C'est en fait une chanson de Jean Genet et Marc Ogeret, interprétée par Marc Ogeret. La voilà :
Citation :
Les assassins du mur s'enveloppent d'aurore
dans ma cellule ouverte au chant des hauts sapins
Qui la berce accrochée à des cordages fins
noués par des marins que le clair matin dore.
Qui gravât dans le plâtre une rose des vents?
qui songe a ma maison du fond de sa hongrie?
Quelle enfant s'est roulée sur ma paille pourrie
A l'instant du réveil d'amis se souvenant?
Divague ma folie, enfante pour ma joie
Un consolant enfer peuplé de beaux soldats
Nus jusqu'à la ceinture, et des frocs réséda
Tirent ces lourdes fleurs dont l'odeur me foudroie.
Arrachons de ces doux les gestes les plus fous.
Des robes, des enfants inventent des tortures,
Mutilent la beauté, travaillent, défigurent
Et donnent la Guyane aux gars pour rendez-vous.
ô mon Dieu, Maroni, ô Cayenne la douce,
Je vois les corps penchés de quinze à vingt fagots
Autour du minot blond qui fume les mégots
Craché par les gardiens dans les fleurs et la brousse.
Ecrit par Carc, le 07/04/2009 à 13h51 | 1 Connard a commenté cet article
Mots clé :
Citation :
Und krachen die Stürme mit rauher Gewalt
auf den Ozeanen so unendlich weit,
dann fliegt er mit Feuer und steigt ungeheuer
zur Freiheit der Meere.
Je suis obnubilé par cette chanson depuis midi par là, quand je l'ai écoutée pour la première fois. Je me dois donc d'en parler pour commencer ce post.
Pourquoi je poste? Parce que je me fais chier. Je suis fatigué, je n'ai pas grand chose à faire, et j'attends. Je passe mon temps à manger, et en plus j'ai pas fin. Intéressant, hein? Non, ça ne l'est pas. Même pas pour moi. Mais ça m'occupe de l'écrire.
Je me fais tellement chier que je vais critiquer des CDs, tiens. Bonne fin de journée encore, très cher non-public.
Ecrit par Carc, le 04/04/2009 à 18h12 | 0 Connards ont commenté cet article
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Réflexion (ENCORE UNE?) - Cette chose puante là
tout d'abord, je viens de retomber sur une présentation de moi-même qui n'est pas encore si vieille sur un de mes nombreux blogs abandonnés avant même d'avoir existé pour de vrai (Eh ouais, ceci est mon premier blog sur lequel je me sente bien):
"Certains diront que je suis un génie, certains diront que je suis un raté. Il y a peut-être un peu des deux, j'avoue ne pas savoir. Pour le génie, je ne pense pas. Pour le raté, je le crois fermement. Mais peut-être, après tout, qu'on peut être un génie raté?"
//j'avoue que je trouve ça concluant, et même pas trop con. Je suis donc un génie raté, et, vous savez quoi? Ben ça me va bien.
Bon, voilà la partie racontage de vie. Passons au réel mobile du sujet, dans la veine de l'autre.
Je suis sur un forum. Comme plein de gens. Ce forum, j'y suis arrivé en trollant, et, fatalement, m'y suis amouraché. C'est Planete-Ados. Sur ce forum, il y a un post d'une fan de Tokio Hotel de 18 ans, qui se croit spécialiste en rock allemand (ouioui, revolverheld, lafee, nevada tan, les killerpilze,... enfin, le rock allemand moins tout ce qui en a fait la gloire quoi) Qui se sent "un peu seule", selon le titre de son topic. Pourquoi? Parce que sur un autre forum de fans de Tokio Hotel, eh bien elle a osée dire un truc genre "l3 p4R3n5 C d3 k0n5", et résultat on la considère comme une gamine. Alors, forcément, ça l'handicape et elle en peut plus. Elle a certainement déjà pensé au suicide une bonne centaine de fois, mangé des chips, repensé au suicide et fini aux toilettes en pleurant contre le monde et en poussant très fort parce que les chips ça constipe. Sauf que ses amis/parents (donc les k0n5 en question), ben ils veulent pas prendre ce grave problème de solitude qui vous, amis et autres connards qui passent ici, les uns au cœur plus tendre que le cul d'une vierge et les autres au cul plus pénétrant que les expertises de Christine Albanel sur les logiciels libres, vous amènerait jusqu'à la mort et la résurrection pour avoir le loisir de recrever, au sérieux. Au contraire, ces vils freluquets, en toute mauvaise fois et sans même faire de blague, lui demandent de grandir. Alors que le problème c'est eux, merde!
Pourquoi je vous raconte ça? Haha, vous aimeriez bien savoir, et d'ailleurs je vais vous le dire. Eh ben parce que je suis persuadé que cette fille, aussi ridicule soit-elle à nos yeux, pense chaque putain de mot et a même raison de le penser. C'est à dire que pour elle, c'est dur. Et ça, c'est non pas ridicule, mais apeurant.
Je m'explique. Nous, geeks, nerds et gamers, avons tous eu ces moments ou le jeu, le virtuel ou internet simule ou remplace la réalité. Dans le pire des cas, nous l'avons toujours un peu de temps en temps (j'ai moi même toujours du mal à m'expliquer pourquoi je ne balance pas d'éclairs comme dans KOTOR (I de préférence)). Ca, c'est fait. Mais avant on était une petite partie de la pègre seulement à patauger dans ce genre de labyrinthe, et, habitués à tout ça, la plupart s'en sortait pas mal. Je ne connais pas un geek fini qui peut me dire, me regardant dans les yeux et tout et tout qu'il soit la même personne en réel qu'en virtuel. Et si les choses en virtuel peuvent des fois faire mal, elles font pour nous je crois moins mal qu'en vrai tout de même. Le problème est qu'avec l'interactivité ô combien sacrosainte (cf. l'autre article réflexion sur internet), eh bien plus de personnes ont le problème. Avant, les mômes étaient devant la télé, abrutissant certes, mais passif. Maintenant on les plonge dans un univers où ils sont actifs... virtuellement. Sauf qu'on ne leur explique pas comment différencier les deux. Pour eux, un pote sur msn et un pote en vrai ont la même valeur. Ce n'est bien sûr pas le cas, en soi. L'un reste un pseudo. Mais ils en ont l'impression. Ils commencent à parler de leur machine sous la forme "j'ai fait ça", alors que la seule chose qu'ils ont fait c'est taper sur un clavier. Ou est le problème? Eh bien ça s'emmêle, et sur le net on devient une sorte de fantasme masturbatoire de ce qu'on aimerait être. Et, forcément, eh bien si on se fait basher, ça fait mal.
On arrive donc à des réels problèmes, partis de mondes virtuels. Mondes virtuels dont le besoin peut être lui aussi expliqué par de réels problèmes. d'accord, l'avancée technologique le permet, et la pub en donne envie. Mais est-ce vraiment que ça? A mon avis, le développement de tout ça (notons qu'entre temps des films s'appellent "Lol" et le geek est à la mode)est quelque part issu d'un grand besoin de perspectives. Soyons honnêtes, nous savons que nous n'avons que très peu d'avenir. Nous ne savons pas quoi foutre de nous. Nous savons que les adultes ne comprendront pas cela comme nous ça nous a été donné au biberon. Nous savons que nous sommes écartelés par la société de consommation, non pas parce que on se fait exploiter choupinou, mais tout connement qu'à force de pubs on nous a rendu superficiels. Et le virtuel est, dans ce sens, une évasion. Pas besoin de montrer sa photo, pas besoin d'être comme ça ou comme ça, pas de gorille à l'entrée de l'instance qui te dit que tu rentres pas en baskets,... on est libre, dans les limites du monde (jeu ou net). Et nous nous bâtissons donc un personnage à notre image. Pas ce qu'on est, ou pas forcément. Mais assurément avec une bonne part de ce qu'on aimerait être dedans. Un ami disait : "Sur internet, c'est facile d'être punk".
Sauf que le virtuel est dangereux. pas tous les gens qui y trainent sont bien intentionnés, à l'adolescence on est influençable et fragile, et si personne n'est là pour expliquer que non, ce n'est pas pareil qu'en vrai, le risque est tout connement là qu'on s'y perd. Je pense. Et j'avais envie de parler un peu de ça. Appelons ce status quo une virturéalité, axé sur un "Je l'ai fait, mais en fait non".
Et sinon, je suis toujours du même avis. Internet aux élites.
Edition et complément d'info : La teigne qui crèche chez moi m'a envoyé un lien intéressant sur le sujet ce matin. Visiblement, je suis pas le seul a constater tout ça : Le voici.
Ecrit par Carc, le 04/04/2009 à 02h33 | 1 Connard a commenté cet article
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Incendies 5 - Dormir contre le mur
Le petit bruit se fait sifflement, le sifflement passe en grondement et le grondement se mute en silence. La nuit le silence est grondement et le grondement dérange. Les formes s'allongent, les incendies crépitent derrière les yeux de ces tarés et dévorent tout sur leur passage, égos et vies. Les voleurs de vie cisaillent le ciel d'étincelles verdâtres, perdus dans la folie du reste du monde. Ce ne sont que des produits, finalement. Ce ne sont que de vulgaires animaux auxquels on a dit de sauter. Et ils sautent. Et ils dansent. Et ils tuent. Et ils dansent encore, goinfrés aux films de cul et à la bière de mauvaise qualité. L'amour existe. A la télé et dans nos souvenirs. Nous sommes la vermine des temps modernes, fabriquée à la chaine dans des usines aux bandes de production souillées par la moisissure. Nous sommes des parasites, de vulgaires champignons.
Sautez, courez, dansez, tuez.
Boire pour oublier, ça fait cliché. Alors nous buvons pour nous crever à petit feu, à coups de fêtes, de soirées sympa, de vernissages débiles et de partouzes géantes. Nous ne sommes qu'un, unifiés dans un lit de glaise et de glaires, qui traine nos sexes dans la boue et nous draine les tripes avant de nous pendre avec ces dernières. Nous sommes la violence et la faiblesse. Nous somme la vermine et la pègre. Et après nous le déluge.
Le déluge viendra, et emportera ce monde dans ses eaux torrentielles. En attendant, nous avons rendez-vous quotidiennement avec un déluge de larme, de lames et de feu qui nous réduit à néant et nous piétine alors qu'il ne reste déjà plus que des cendres. Nous nous décomposons comme des chips au dessus d'un briquet. Nous sommes des tas de graisse informe qui voudraient être des Dieux. Sauf que Dieu est mort, nous l'avons tué il y a bien longtemps. Dionysos distribue chaque nuit les entrées pour une nouvelle orgie alors que les soûlards de la dernière viennent seulement de rentrer, la bite dans la main en se massant les testicules meurtries. Baal, frappe. Saisis mon crâne, je le mangerais bleu. Avec du vin et de la musique classique. Ne t'en fais pas pour mon sexe, je me finirais dans les toilettes du Quick. Génération fast food, le cul aussi se trouve à emporter. Avant, on collectionnait des timbres. Maintenant on collectionne des films de cul amateur avec des blondasses aux gros seins. Avant, on aimait la musique. Maintenant on aime le string de la chanteuse. Avant, on voulait paraître ouverte et cultivée. Maintenant on porte des pancartes "Je suce gratuit". Avant, je dormais au milieu du lit. Maintenant je dors contre mur.
Je ne pensais pas les continuer ceux là, et j'aime pas le nouvel opus. Mais bon, on s'en fiche de sa qualité. Je suis quand même content de l'ambiance
Ecrit par Carc, le 28/03/2009 à 23h08 | 0 Connards ont commenté cet article
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Demain c'est le changement d'horaires.
J'aime toujours pas les week-ends.
Mon chien pue
Je vois flou.
J'aime marillion, et Ocean cloud me fait penser a un cartoon.
Je ne veux pas survivre à la fin du monde. Vraiment pas.
Je recommence l'écriture automatique malgré moi dés que je suis fatigué.
Une lipposuccion s'impose.
La seule personne que je voudrais engrosser, c'est mon compte en banque.
J'ai toujours été un gentil. Je suis en train de devenir une station météo.
Mangez 5 fruits et légumes par jour.
Ce post n'a pas de sens.
J'écris comme je vomis. Mal, insensé, sans raison, frénétiquement.
Je déteste les soirs ou je suis seul à l'ordi.
Je me languis de mon lit, mais j'ai pas la force de me lever.
J'aime la nuit.
J'ai une photo de pleine lune sur mon appareil photo. Faut que je la transfere et la mette ici.
Je ne vis pas mes rêves, d'ailleurs je n'en ai pas.
J'ai un tournevis dans mon sac à dos, et ne sais même pas pourquoi.
J'ignore le fondement de l'univers, et je m'en fous.
Quand je serais mort, je voudrais être incinéré, puis enterré dans un terrain vague.
Pour mes funérailles, je choisirais Sorgen Kammer (version 1) pour entrer, exit music pour sortir de la cérémonie.
Entre les deux, j'espère qu'on ne parlera pas de moi.
J'ai mal au dos. Un point brûlant sur l'omoplate gauche.
J'aurais encore mal au dos demain, et peut-être après demain. Ca faisait longtemps.
Je ne sais pas quel est mon pire défaut : exister, ou bien le revendiquer.
Ma prose est Diarrhéique. J'écris comme je vomis, en proie à uen crise de graphomanie.
Je me répète.
Je n'aime pas écrire.
Je ne sais pas écrire ailleurs que devant un ordinateur.
J'écris uniquement pour me vider les tripes.
J'écris mal, je suis laid et absolument inintéressant.
La preuve, j'ai des amis.
je veux rester un enfant. Et repousse tous les jours un peu plus l'âge adulte.
J'aimerais dormir longtemps. Pas mourir, dormir longtemps. 2-3 ans.
Les endives, c'est dégueulasse.
J'aime toujours pas les hamsters.
Vivement la fin du monde.
Ecrit par Carc, le 28/03/2009 à 22h36 | 0 Connards ont commenté cet article
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Et je tiens plus debout. J'aurais du me lever 1h plus tard, le prof a toujours pas daigné aller me voir pour la demo. La fin de liste, c'est un bonheur. m'en fous, plus tard je boirais pour oublier. Et j'emmerde ceux qui sont pas d'accord.
Ecrit par Carc, le 24/03/2009 à 09h42 | 0 Connards ont commenté cet article
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Lettre ouverte aux munichois
Je ne sais pas si certains d’entre vous verront cette lettre. Probablement pas. Le temps et la distance aidant, j’ai fait le tri, supprimé de mes contacts, envoyé ailleurs la grande majorité de ceux qui avaient réussi à retrouver ma trace. Je ne sais pas non plus si c’est tant mieux, si c’est tant pis ou si on s’en fout. De fait, je crois que c’est tant mieux. Oui, le début est un peu long, mais il fallait bien une intro, un truc pour se lancer.
Je suis donc tombé sur cet article hier, relativement par hasard alors que j’étais à la recherche de lecture aux toilettes. Il m’a rappelé vous, au point qu’il m’a donné envie de faire cette lettre, une bonne fois pour toutes, de vous le traduire et de vous le passer. Ce sera mon « j’accuse » tout personnel, et, comble de l’impudeur, visible par tout le monde. Même la grande majorité de gens non concernés. Une sorte de confession aussi, vu que je ne suis toujours pas sûr de mon rôle de victime.
Je suis entré au Lycée Français Jean-Renoir de Munich, établissement de renom, fréquenté par l’elite munichoise (et quelques autres) lors de ma moyenne section de maternelle en 1991, et ne l’ai quitté qu’à la fin de ma 3e, en 2002. Les souvenirs que je garde de la maternelle et de l’école primaire sont plutôt bons. Je me rappelle de quelques conneries que j’avais pu dire, d’ami(e)s, de profs bien et moins bien, bref, une vie d’élève lambda qui m’allait bien. Même si, comme tout garçon qui se respecte (même si celui-ci disait sans honte qu’il aurait préféré être une fille), je ne l’aimais pas, cette école. En soi je crois d’ailleurs que c’était faux. Je l’aimais bien, j’aimais bien être en cours.
J’avais deux très bons amis : l’un s’appelait Martin Ferry, l’autre Florian Gosselin. A l’école primaire, nous étions de fait régulièrement fourrés ensemble. J’avais toujours eu tendance cependant à considérer Florian comme le plus proche des deux. Moins compliqué, plus simple à vivre. Bref, mon école primaire n’a pas été un bonheur total (forcément), mais je n’avais pas à me plaindre.
C’est à mon entrée en 5e que les choses ont commencé à se gâter. Comme chaque année, on avait une nouvelle classe, fatalement (puisqu’on n’était que 60 personnes environ) composée des mêmes personnes qu’avant. Je me rappelle surtout d’un : Adrien Delle-Case. Nous avions été dans la même classe en CP et CE1 et plus depuis. Deux ans auparavant nous avions joué dans une pièce de théâtre, tous les deux des rôles principaux. Et nous nous entendions en soi relativement bien. Ce n’était plus la très bonne amitié qui nous avait lié dans la classe de cette grosse conne de Mme Pétry, mais je l’aimais bien. Lui, de fait, non. Mais je ne sais toujours pas ce qui a provoqué ce changement. Je ne lui avais pas assez parlé pour lui casser les couilles a ce point en tous cas, et ça j’en suis sûr.
Il a commencé par monter certaines personnes contre moi. Puis s’est attaqué à Florian. De fait, Florian ne m’a jamais fait de coup salaud déclaré, jusqu’à la fin. Mais perdre un ami, et cet ami en particulier, ça a été un choc. Je me suis accroché. Il a redoublé d’ardeur et a commencé à s’acharner sur moi. C’est dingue comme une classe suit facilement quelqu’un, du moment ou ce quelqu’un a la grande gueule qui va avec. Je me rappelle en particulier d’un jour. Le soir d’avant, Martin m’avait appelé, pour me prévenir que les autres gens de la classe allaient m’attendre à la sortie du bus avec des petits crochets en papier et des élastiques. Je l’avais remercié, et, m’étant dit que j’avais déjà vu pire que trois mecs qui voulaient me canarder a coup de boulettes de papier, j’avais juste opté pour prendre un autre bus que d’habitude. Ce que je n’avais pas compris, c’est que quand Martin disait « la classe », j’aurais du comprendre « la classe », et pas deux trois mecs isolés. De fait, même quelques filles y étaient. Je suis donc allé à l’école lentement, sous les feux de mes gentils camarades. Qui se marraient bien, et arrêtaient de me canarder uniquement quand ils n’avaient plus de munition. Ils s’étaient posés un peu tout au long du parcours, pour être sûr de ne pas me louper. Et j’ai donc dû défiler devant eux qui me bombardaient. L’image du condamné à mort se dirigeant vers l’échafaud. J’ai été courageux, j’ai eu un self contrôle exemplaire. Et c’est seulement dans les escaliers, quand j’ai vu Martin qui s’était joint à eux que j’ai craqué. Je me suis mis à chialer et me suis jeté sur mon pote, en train de se diriger vers moi pour lui aussi faire du tir au pigeon. Une prof, Mme Bonhomme, que j’aimais bien et que j’avais eu en CE2 nous a séparé. Les autres en avaient profités pour se tirer. Par la suite, j’ai prétendu ne pas leur en vouloir, quand ils disaient que ce n’était qu’une blague et que me faire mal n’avait jamais été intentionnel. Je vous ai détesté à partir de ce moment là, et tous si possible. Ceux qui orchestraient la danse, ceux qui faisaient avec par pur esprit d’amusement, ceux qui laissaient faire parce que la flemme/trop peur. J’ai goûté à la solitude, et elle avait un goût tellement exécrable que j’en avais envie de vous arracher les têtes.
Sauf que j’étais faible, et que j’avais peur de taper. Et surtout peur que vous puissiez me taper en retour. Et je me suis haï pour ça. L’année de 5e a continué comme ça, avec des hauts et des bas (15 piques par jour seulement ou 200 quand Adrien Delle-Case, ce sac à merde digérant mal son obésité était en forme). Je n’étais plus intégré dés son milieu, et plus elle avançait, plus j’étais exclu du groupe. Ce qui est impressionnant c’est qu’à un moment on ne sait plus qui exclut qui. J’aimerais pouvoir vous accuser. Mais de fait, vous avez commencé le boulot, je l’ai fini pour me protéger.
Vint l’année de 4e, et pas mal de nouveaux, heureusement. Je ne suis plus dans la classe d’Adrien, ni dans la classe de Florian et de Martin. Je passe d’ailleurs ma meilleure année de collège, en me faisant un ami, un vrai (toujours maintenant). Il part à la fin de l’année, ne devant dés le départ rester qu’un an.
Troisième, rebelote. De nouveau dans la classe d’Adrien et de Florian. Martin a redoublé depuis. J’ai de fait toujours des bons contacts avec Florian, mais je suis indiscutablement exclu. Et dés le début de l’année certains, entre autre Adrien, me laissent aucun doute que ça va continuer comme ça. On me charrie, je tiens. On m’insulte, je tiens. Je commence, de fait, à me sentir plus intelligent qu’eux, et je tiens grâce à ça. « Ces gens sont jaloux », voilà à quoi se résume ma défense. Quand ça devient trop, je craque une première fois, et essaye de les frapper. C’est à Regensburg, il pleut des cordes et nous sommes devant une salle de torture. Sauf que je ne sais pas taper. Et que donc les ricanements recommencent de plus belle. Je souris, fais style que c’était une blague et ai envie de mourir. L’année se poursuit. Je m’enfonce dans les jeux vidéo, pour ne surtout rien voir du tout. Je ne travaille plus, mes résultats baissent. Je simule de temps en temps, surtout pour sécher le cours de sport, complexes obligent. Je commence à mon tour à les provoquer, à essayer de répondre. Me fais frapper deux fois (une fois par un jour de très beau temps par Adrien Delle-Case sur le terrain d’athlétisme, une fois devant la salle média par Wilfried Brehier. Il pleuvait, je crois). Et arrête donc de provoquer. J’emmagasine, je prends sur moi. Je bouffe ma rancœur , avec chaque matin un peu moins envie d’aller au collège. Les profs ne voient rien, ou si peu. Et quand c’est vraiment trop visible, ils préfèrent encore ne pas remarquer. Je me rappelle d’une anecdote. Un crétin, Edouard Buzzoni, m’avait frappé et cassé mes lunettes. La branche s’était tordue, et voulant la remettre droite elle était tombée. Le soir, mon père appelle sa mère, se met d’accord, la mère désolée, mais il s’est rien passé. Le lendemain, Edouard récoltait des témoignages signés de gens qui n’étaient pas là pour prouver a son père que c’est moi-même qui avait cassé les lunettes dans l’unique but de l’accuser. Mais bien sûr, je n’ai pas mieux à faire. Toute la journée je prends sur moi. Le dernier cours, je craque. C’est un cours de maths au 4e étage. Dans une des salles au lino rouge. Je suis au premier rang, couloir de gauche. A côté de la porte, tout seul, comme d’habitude. Je fais une bourde (je mets un e en trop à un prénom sur une liste qui circule. Pas pour vouloir faire une blague, par mégarde). Je me retrouve avec 20 regards sur ma nuque, 20 personnes qui ne jugent même pas bon de parler a voix basse, et qui déblatèrent une vacherie après l’autre. Je commence à chialer au milieu du cours. Je pars à la fin, sans mot dire, sans me retourner. Le prof, pourtant mon prof principal, ne dit rien. Paradoxalement, la meilleure journée de l’année a été mon anniversaire. J’étais allé voir Stanislas Malatray, un mec qui me faisait chier mais qui lui n’était pas foncièrement méchant, et je lui avais demandé de me foutre la paix aujourd’hui, juste aujourd’hui. Lui et son pote Eric, con ET foncièrement méchant, m’ont arrangé ça. Une journée de calme, et puis c’était reparti.
Je suis parti à cause de ça. Ce que je n’ai jamais réellement dit, c’est que je sais que mes parents ont déménagé parce qu’à l’école ça le faisait plus. Mon père m’a dit récemment qu’il est sûr que je ne serais pas allé jusqu’au bac. De fait, je ne peux toujours pas saquer l’école, les bancs, les tables en rang et les chaises en bois. Je ne pense pas que la plupart de votre petite bande sait combien j’en ai chié, je suppose que c’est quelque chose qui ne se remarque pas. Je ne pense pas que la plupart de votre petite bande est capable d’imaginer combien je vous ai tous détesté, et combien je cultive ma haine à l’égard de certains. Il faut des cibles, il faut des ennemis, sinon on n’en a plus qu’un. Soi-même. C’est impressionnant comme on en vient à haïr tout le monde, et SURTOUT soi-même. Pour la musique, c’est une chanson que j’écoutais pas mal en 3e. J’y voyais ma situation à l’époque. Merci de m’avoir lu.
Ecrit par Carc, le 14/03/2009 à 23h48 | 0 Connards ont commenté cet article
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