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l'Art, avec un grand A. l'art d'écrire, la photographie, les autres arts.
J'ai retrouvé la trace d'une ancienne victime de sarcasmes, ou plutôt son nouveau blog. Je savais déjà que rien ne changeait. Mais alors à ce point là... je n'aurais pas cru. Les amis, vouloir faire de l'art, c'est bien. J'essaye aussi. MAIS. Faudrait penser a ne pas se prendre pour un artiste quand on fait de la merde en boite.
1 - L'écriture
OUI, je sais, moi aussi je ne suis que piètre écrivain. Je le vis d'ailleurs très bien, et je l'accepte même. Mais je sais aussi que je sais quand je fais de la merde. Quand mes tournures sont lourdes, clichées voir vides de sens. Je cite: "Et touchant violemment sa nuque, tirant doucement mais douteusement ses cheveux, il lui avait glissé à l'oreille des mots de rage et de passion". Comment, foutrebleu, peut-on tirer des cheveux de façon douteuse? En ayant une étiquette "...Ou pas?" collée sur la main? Je m'interroge en tous cas. Et ainsi continue le blog. De lourdeur en lourdeur et de faute en faute, la propriétaire finit de crucifier chaque soupçon d'espoir en le parfumant au pathos le plus élémentaire. Magique.
Elle dit en somme : "j'écris mes pleurs". Ce n'est pas ma conception de l'écriture, et encore moins de l'écriture autobiographique comme elle le pratique. Non, en soi je dirais qu'on écrit comme on vomit : On vide son estomac, et qu'importe le résultat. L'écriture, comme tout art, doit pour moi d'abord se faire avec ses tripes. Le cerveau prend le relai après, ou pas pour ma part puisque je reste un grand fan d'écriture automatique ou se rapprochant de cela. On écrit pour l'ambiance, on écrit pour la musique. Le sens vient après. Du moins je pense. Elle cherche à intellectualiser ce dans quoi il n'y a rien. Elle veut vomir ses tripes sur une feuille de papier, mais cherche d'abord à les rendre belles. Et des tripes ne sont pas belles. Elles ne sont de fait pas là pour ca. J'admire les gens qui savent les enfermer dans un carcan d'allégresse, je trouve ridicule les gens qui croient que changer "bite" en "phallus" sans que le reste de la construction suive les sortira de la vulgarité.
L'art se doit de transgresser. Et l'écriture est une transgression en soi. On écrit ce qu'on ne pourrait pas gueuler assez fort. Mais chercher le soutenu, surtout quand on ne sait pas ce que c'est, revient a nuancer cette transgression. Et devient donc du cliché, du fait et refait à la sauce skyrock. Ça s'appelle de la culture, mangez-en.
2- La photo
Ce n'est pas parce qu'on ne montre pas sa chatte qu'une photo n'est forcément pas exhib. L'art de la photo se situe dans les couleurs et dans l'idée. Dans le suggéré. La plastique n'est là que pour servir le reste. Et il faut quelque chose, ma chère, dont tu es visiblement dénuée : l'imagination, la subtilité d'une mise en scène qui suggère sans pour autant en faire trop. Sans virer dans la vulgarité, sans pour autant virer dans le cliché. Quand je regarde tes photos, des ressentis me viennent. Enfin, ils devraient. Parce que tes nus m'évoquent un sac à foutre se complaisant dans le rôle de l'objet et le reste m'évoque une collection entière de la bibliothèque rose version gogoth. Super. Je pense que avec ça, tu iras loin. Si encore tu avais la décence de savoir que ce n'est pas tes talents de retouche qui sont à améliorer mais tout le reste!
Enfin bon, assez déverse ma bile. Le blog est con, nul et inutile, comme tous les blogs privés en somme. sauf que elle croit encore qu'elle fait un travail artistique. Nonnon, pup', ça s'appelle de l'exhib.
Ecrit par Carc, le 23/02/2009 à 19h44 | 13 Connards ont commenté cet article
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Reflexion (oui oui) - Internet
Je suis passé sur le blog "couple" de l'autre crétin. Ben bordel, ça devient de plus en plus gerbant. Je sais pas. Du gerbant, j'en écris, mais différemment. J'ai toujours eu l'impression que toute cette gentillesse était plaquée, qu'en fait cette guimauve copulative de tous les instants était un espèce d'ersatz de justification du couple. Il faut s'aimer quand on sort ensemble, c'est bien connu. Certes, je ne m'aventurerais pas dans le débat épineux de s'il l'aime ou pas, l'autre crétin. (Mon idée, je l'ai, cela dit...). Mais faut-il l'étaler, lui faire prendre forme gélatineuse et la tartiner sur la blogosphère à tout va? Je ne pense pas. Qu'on se dise des niaiseries sans nom, je le comprends. J'aime moi même d'ailleurs me faire appeler "sale con". Mais cet exhibitionnisme est relativement... dérangeant.
Faut se rendre à l'évidence, la démocratisation d'internet n'a pas été sans casse. Je me rappelle d'une époque ou pas n'importe quel trou du cul de bas étage pouvait créer facilement un site. En fait, je me rappelle d'une époque où ça, c'était réservé à ceux qui savent coder. Et de ceux-ci, la plupart avaient aussi un certain esprit communautaire. Je vois toujours internet comme une vaste communauté, avec tout ce que ça entraine comme effets pervers et autres. Mais, paradoxalement, à l'heure ou le hype des communautés est en plein boom, je trouve que nous balançons dans une certaine forme de solitude sur la toile. En gros, sans compte Facebook, Myspace et autres, tu n'es rien. Sans blog, tu n'es rien. Et peu de gens, qu'ils sachent coder ou non, font encore l'effort que j'ai fait. A savoir de créer quelque chose, un monde, un truc certes pas forcément complet, certes pas forcément techniquement abouti. Mais bien à eux. Au contraire, les blogs on les multiplie. Je l'ai fait aussi. Et on les multiplie parce que, tout connement, un moment on en a marre. Il y a cette forme de "regardez-moi, j'existe" et on en use tout à fait sans se rendre compte en cherchant à s'étaler, créer de la nouveauté parce que la nouveauté intéresse toujours un minimum. Le problème est que puisque ce n'est pas quelque chose de réellement personnel, la nouveauté n'est pas réellement nouvelle, ou quand elle l'est, elle est noyée dans la crasse et la masse des "nouveaux blogs photos parce que j'ai changé de coupe".
Nous sommes donc arrivés à une époque où "exister" dans le virtuel est devenu primordial. Le geek est à la mode, des petits cons sans réelles connaissances, ni des ordinateurs, ni d'internet, ni de sa culture s'y mettent et, comme d'habitude et à force de comprendre rien à rien, finissent par pervertir même jusqu'aux derniers repaires. Fut un temps, sur IRC le Kevin était une espèce haïe. Que dire alors de notre époque actuelle où le Kevin de bas étage utilise le mot n00b pour désigner des Kevins souvent pires que lui? "Sale n00b vazy kestékri ke mon ortograf ait un viol köllektiv (magma touch inside)".
Parallèlement à cela, pour exister, la pensée et l'écriture devient de moins en moins importante, par rapport aux médias "interactifs" (comprendre : vidéo, image (à tort classé dans cette catégorie), musique). Le Sms se généralise, l'argumentation s'appauvrit, et on privilégie les articles avec une photo et un texte genre "ah que je te keur". Magique, sauf que l'on oublie plusieures choses. Une vidéo peut être là pour elle seule, il y en a d'ailleurs sur ce blog. Mais dans ce cas elle doit illustrer quelque chose. Comprendre : faut pas filmer la bataille d'eau de la veille et se plaindre que les gens trouvent ça naze, on est pas à vidéo gag. Une image illustre. Elle ne se suffit que très rarement à elle même, il lui faut au moins un contexte. Le plus bateau étant "découvrez les images qui me touchent" en titre. Et NON, "voilà un mec que je kiffe trop" , certes justifiant l'image, ne la rend pas adéquate pour autant, l'image illustrant un texte bien trop pauvre. Raison? mes amis savent que je les apprécie, y'a pas besoin que je leur dise sur un blog. Une musique peut se suffire à elle même, mais plus généralement elle se doit d'accompagner. Une musique véhiculant une ambiance. On peut aussi seulement faire découvrir la musique. Mais dans ce cas, idem, le texte est souvent trop pauvre. Si je fais découvrir quelque chose que j'aime à quelqu'un, je lui dis aussi souvent pourquoi j'aime. Et je me contente pas de dire "jkiff tro". Cet étalage des goûts, images, et cætera, sans réelle justification de surcroît entre pour moi dans un concept d'exhibitionnisme pur et dur. Nous n'argumentons plus, nous nous montrons. Et ça, j'y suis allergique.
La tendance va en s'aggravant. Toujours plus "d'interactivité", c'est techniquement très intéressant, c'est passionnant même. Mais ça aboutit a toujours plus de facilité pour un utilisateur lambda. Et donc toujours plus d'effet grégaire. Il fut un temps, sur mes blogs goths ridicules on trouvait encore des poèmes ridicules. Ridicules, mais faits maison. Maintenant, même plus. On y trouve des phrases vides de sens, et souvent que ça. A la limite des grands discours déjà entendus maintes fois sur la non-existence de l'amour, le chien de la voisine ou le soleil qui va se coucher. Sur les forums, pareil, les débats s'appauvrissent. Pourtant, le potentiel est là. Je m'amuse souvent, sur des forums qui ne s'y prêtent pas, à poser les fondations de débats. De vrais. On y voit deux choses :
1- les gens qui écrivent comme des merdes ont une argumentation suivant le niveau orthographique
2- le's débats, à condition de les lancer en bonne et dûe forme (cad en postant soi même un GROS paragraphe argumenté ne se contentant pas d'une phrase, sont largement possibles.
Seulement, la mode est différente. Et jusqu'à ce que cette petite broutille change, ça empirera.
En fait je suis d'accord avec Raph'. Internet aux élites.
Ecrit par Carc, le 28/12/2008 à 22h24 | 4 Connards ont commenté cet article
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Incendies 4 - Dors, mon enfant
Texte court, mais ça doit pas être loin d'être mon préféré pour l'instant. J'ai essayé de le continuer, j'en ai fait une page et demie. Mais le résultat était vraiment beaucoup moins bon.
Dors, mon enfant, la maison est en flammes. Regarde, papa a foutu le feu et s'est tiré, mais toi tu vas rester là avec moi, hein? tu vas pas m'abandonner lâchement comme ça hein? c'est pas des manières pour une petite fille gentille et bien élevée que d'abandonner sa maman. T'as rien à craindre. Quand tu crieras trop, je te tordrais le cou.
Ecrit par Carc, le 26/12/2008 à 20h55 | 0 Connards ont commenté cet article
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Incendies 3 - Hymne à la joie
La présentatrice éructe d'un rire frileux, et je coupe la télévision. Leurs émissions me font chier, de l'ersatz de vie pour petits beaufs en manque de sensations fortes et en proie au voyeurisme. Je rêve d'une émission d'information sans chiens écrasés, alors que les pyromanes nous balancent de la merde prémâchée, prédigérée et régurgitée à notre place. Le singe est assis dans son fauteuil, les yeux grand ouverts, regarde son soleil cuivré et avale leur semence immatérielle, prostituant son intellect à leur vision d'un monde comme il devrait être, où tout le monde achèterait leur merde sans compter, où tout élan contestataire serait étouffé dés les premiers instants, où les garçons seraient habillés en bleu et les filles en rose. Le romain avait du pain, l'incendie lui a fourni les chips et les plateaux télé. Le romain avait des jeux, l'incendie a inventé le PMU, le loto, l'astro, le chiffre mystère et le numéro joker +. La nouveauté : même leurs gardes fous se payent, et plutôt deux fois qu'une.
Quand nous serons tous gros, gorgés de bière, de sodas, de sucreries dégueulasses et d'autres saloperies, nous n'aurons plus la force de gueuler, de bouger et de nous offusquer. un diabétique a d'autres soucis, et les pyromanes le savent. Alors on fout le feu. A nos cerveaux, à nos santés, à nos mentaux, à tout ce qui faisait que l'on pouvait peut être finir cultivé avant que le petit écran, véritable four crématoire de la pensée humaine, ne se charge de liquider notre imagination et notre intellect à coups de lance-flamme. Nos têtes sont des incendies, et nos cendres sont stériles. Quelques braises d'un lointain passé enseigné à l'école nous permettent de nous la péter devant d'autres grands brulés, et les discussions sensées se transforment, esprit de compétition oblige, rapidement en qui-c'est-qui-a-la-plus-longue.
Il ne faut pas se plaindre. Nos enfants seront pires que nous. Nos enfants, eux, auront la gueule reliée à un écran et la bite en forme de clé usb*. Nos enfants verront le soleil par leur lunettes à réalité augmentée et ne sauront plus faire la différence entre une fraise et une framboise. L'incendie nous brûlera, et nos enfants en ressortiront démembrés, déchiquetés, sacrifiés et résignés. Allez faire comprendre à un homme tronc à quoi servent les talons au départ d'un 110 m haies. Leurs voitures nous font cracher nos cancers, leurs poisons nous bouffent la peau, les reins et le foie. Et dans tout cela, une môme de douze ans boit du pinard de mauvaise qualité à la bouteille.
Pays des droits de l'homme, disaient-ils, pays des lumières. Ce qu'ils oublient, c'est que Voltaire s'est pendu en rétention et que les droits de l'homme ne seront jamais que les droits du possédant. Les incendies s'étendent, bouffent des milliers d'hectares. Nos têtes sont des âtres poussiéreux pleurant le bonheur en se mouchant dans leur propre tas de braises. Et nos corps ne servent plus qu'à recueillir notre poison avant de le cracher aux autres, que ce soit sous forme de foutre ou en prose verbale diarrhéique. L'hymne à la joie de Beethoven s'est refaite une jeunesse, en techno et en bémol. Et nos illusions perdues nous rappelle qu'il fut un temps ou l'on avait encore des rêves.
L'hymne à la joie réveille des pulsions. Le populo se lève, honore l'hymen entourant sa révolte et se vide les couilles sur un buste de Marianne avant de s'essuyer la bite avec un drapeau républicain. L'hymne à la joie s'élève au dessus des consciences et vient nous chanter une berceuse bien à lui, et finissant par un coup de canon. L'hymne à la joie, essence de révolte et de révolution devrait réellement passer plus souvent à la télévision.
Ecrit par Carc, le 26/12/2008 à 03h53 | 0 Connards ont commenté cet article
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Deuxieme partie, variation sur le même thême, toujours de l'écriture automatique et encore pire que la première.
Aime ton père, aime ta mère, aime tes frères et tes sœurs. Aime ton prochain comme s'il était un membre de ta famille, aime ton chien comme s'il était un humain.
La mèche est allumée. la rage s'enfuit des recoins de la réserve pour venir emplir de nouveau la place forte et foutre le feu à toutes ces gentillesses. La guimauve coule, les sourires se font distordus et prétentiards, et ne restent au final qu'un vulgaire ersatz de charité, l'incendie ayant depuis longtemps transformé le sourire en une manière de se donner bonne conscience. Pendant que nous dansons - frénétiques marionnettes dans les mains d'un autre prophète insomniaque - sur les cendres de ce que jadis devait représenter le but à atteindre, nos rires nous trahissent, nous et notre orgueil. Et au final, il ne restera de ces rires que de vulgaires échos caverneux qu'une blague aurait déclenchée post-mortem. La guimauve par contre, crise ou non, se porte bien, alimentée par une génération entière de cloportes qui préfère sourire connement à du préconstruit que de remarquer que l'on les encule.
Un autodafé de bons sentiments nous prouve une fois de plus que nous existons alors que des marchands de rêve en plastique en profitent pour nous vendre leur merde. Et nous, nous beuglons, nous entrons dans la danse, exécutons un superbe tour de piste avant de chercher à définitivement nous briser la nuque avec un superbe saut périlleux arrière mal exécuté et encore plus mal rattrapé. De cette fin d'années, comme des autres, il ne restera rien que des cendres, quelques poubelles bien remplies, des kilos en trop et des carcasses de dinde aux marrons.
Reste aussi la joie, la vraie, de celle qui vous déchire les entrailles et vous donne envie de vous caresser l'œsophage au cutter. La joie qui ne sert à rien, si ce n'est à vous empaler dessus et à tourner trois fois dans le sens des aiguilles d'une montre en vous découpant la bite en rondelles. La morbidité est un style de vie, m'a-t-on dit. Et la philosophie est un truc de tapettes, ai-je répondu. Rigolades, regards en coins, tablagueétaitdrolequandmême. Alors que non, ma blague était affligeante, mais il faut y rigoler, parce que sinon je pourrais mal le prendre, voir, pire, ne pas vouloir faire ami-ami. Ce que ces gens ne comprennent pas, c'est que le pire cynisme, ce n'est jamais que le leur; Celui de dire qu'ils sont "cools" alors que leurs névroses les bouffent autant que les nôtres nous font trembler. L'incendie, c'est eux, pas nous. Nous, en comparé, nous sommes beaux, et forts, et normaux. Nos amours sont encore des sacrifices. Les leurs ne sont que rapts, viols, appropriations, expropriations.
Sacrifions leur joie à leur souffrance pour les rapprocher de ce qu'ils ne voulaient jamais devenir. Le mal est un pépin, et nous le cracherons dans leur gueule.
Ecrit par Carc, le 22/12/2008 à 00h03 | 2 Connards ont commenté cet article
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Carc sagt:
j vois bien le geek de base?
Romain sagt:
disons que c'est un langage propre
Romain sagt:
clair, lisible et facilement compréhensible
Carc sagt:
"vous voulez un progiciel de gestion de fonds bibliothécaires? pas de problème, je m'y mets de suite. Je code en assembleur, c'est mieux
Romain sagt:
LAWL
Romain sagt:
ah ben ça
Carc sagt:
vous l'aurez dans dix ans si tout va bien, et il sera déjà dépasse"
Romain sagt:
^^
Romain sagt:
ouuuh c'est bougrement intelligent et foutrement bien pensé !
Carc sagt:
CMB
Romain sagt:
xD
Romain sagt:
ta bite est intelligente ?
Romain sagt:
NOOON :|
Carc sagt:
ET bien pensée
Romain sagt:
merde j'ai pas évolué assez vite ;p
Carc sagt:
ouais, moi j'ai la bite 2.0 a tete chercheuse
Romain sagt:
ouaaaaaaaaaaaah
Romain sagt:
*admiration*
Carc sagt:
et puce RFID pour payer les prostituées
Carc sagt:
le probleme c'est qu'ils y ont mis des DRM
Romain sagt:
rho les vilains
Romain sagt:
fait toi hacker la puce
Carc sagt:
je veux bien, mais la notice que j'ai trouvée sur e-mule dit qu'il y a que les enfants chinois en bas age qui y arrivent
Carc sagt:
alors je dis NON
Romain sagt:
xD
Carc sagt:
c'est ma conception d'altermondialisme
Romain sagt:
saloperie d'chinois ils font ça bien hein
Romain sagt:
tt bridé pour être obligé d'aller chez eux
Romain sagt:
(bridé ... rho c'est nul :
Carc sagt:
mettent un peu trop de dents a mon gout cela dit
Carc sagt:
et non, je trouvais ça... philosophique
Ecrit par Carc, le 16/12/2008 à 16h42 | 2 Connards ont commenté cet article
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L'ordre, la discipline v.3
Incendies 1 - Voir le soleil
Ce texte est une écriture automatique faite en 20 petites minutes. Il est donc de relativement mauvaise facture, confus et pas extrêmement abouti. Mais il fait parti d'un truc qui paraitra ici petit à petit, à savoir des remix de ce qui suit, sur le mème thème. Au cas où vous en douteriez, je suis toujours partant pour honorer critiques et compliments.
Je ne suis que le produit de votre esprit dégénéré. Je ne suis que l'autre, celui dont on se méfie.
Mon père m'avait dit que le monde appartenait aux gens qui se lèvent tôt. Par logique je peux en déduire qu'il ne faut pas se coucher, que Boites de nuit et autres bars à putes seront les garants de notre réussite. Je vis la nuit. Le panier se referme sur ma sale gueule, me laissant entrapercevoir les étoiles. Je me vautre dans les endroits où même la folie s'est colorée de couleurs vives. Dans mes incendies, il y a des néons qui dansent la danse macabre, version disco. Dans mes incendies, on chante l'inutilité, la joie dans le regard. Dans mes incendies, Des milliers de princesses aux diadèmes en toc et aux sous-vêtements en satin noir se meurtrissent les seins en s'esclaffant et gémissant au rythme des bites leur honorant l'arrière train. Dans mes incendies, Le purgatoire reprend son sens et nous arrache les ailes comme à de vulgaires mouches.
Je ne suis que le produit de votre esprit dégénéré. Je ne suis que l'autre, celui dont on se méfie. Je ne suis que le voisin, troubadour de vos âmes découpées par la musique lascive d'un lounge pseudoselect.
Le panier se fâche, m'étreint et m'étrangle pour en pas avoir respecté les codes d'éthique et de déontologie indispensables à la vie en société. Mes villes sont des incendies, et j'ai eu le culot de le constater, de le vivre et de m'y complaire. le feu m'enivre, l'alcool me réchauffe. Le soleil me fait vomir et la nuit me rend l'instinct que je croyais avoir perdu entre leurs voitures, leurs amplis et leurs rires de circonstance. Voir le soleil est réservé aux fantasques, aux ermites et aux curés. La jeunesse, elle, nage dans sa déprime suffisante, en dos, en dos crawlé, et même des fois en papillon. Blagues, applaudissements, rires en boite. Triste constat à l'heure où il paraît que tout est accessible à la génération sacrifiée. Les lendemains chantent faux, et nous arrosons le tout à coups de bidons de gasoil. L'incendie se généralise, et nous le contemplons une main à la bouteille et l'autre dans le pantalon.
Je ne suis que le produit de votre esprit dégénéré. Je ne suis que l'autre, celui dont on se méfie. Je ne suis que le voisin, troubadour de vos âmes découpées par la musique lascive d'un lounge pseudoselect. Je ne suis que ta mère, à poil dans un magazine.
Le panier me ronge et me force à me contorsionner. La tête sur ma bite, en train de me mordre le gland, je me force à avaler le foutre qui me griffe le visage par trainées chaudes et gluantes afin de ne pas me noyer. Libération sexuelle, disait-on. Nous en avons fait l'esclavage de nos propres libidos, forcées de donner le meilleur d'elles même afin que l'on puisse se dire ouvert et dans l'air du temps. L'incendie se généralise, et tout ce qu'on nous donne pour l'éteindre, c'est des capotes, des bons conseils et des blagues de caserne. Le bas ventre prend le contrôle sur l'esprit, et des gamines se font sauter parce qu'elles pensent que l'affection dont elles manquent cruellement en sera le résultat. Le bas ventre prend le contrôle, on exhibe nos sexes dans les marchés de noël et nos vies ne sont plus qu'une longue étreinte funeste durant lesquelles on cherche à tout prix à remplacer son cœur par son sexe. Nous cherchons le soleil dans le creux de leur chattes et bandons quand en sort de la lave en fusion. L'incendie se généralise, et notre cul est en flammes.
Je ne suis que le produit de votre esprit dégénéré. Je ne suis que l'autre, celui dont on se méfie. Je ne suis que le voisin, troubadour de vos âmes découpées par la musique lascive d'un lounge pseudoselect.Je ne suis que ta mère, à poil dans un magazine. Je ne suis que l'outrage qu'il te faut pour pisser sur les flammes qui te lèchent le menton.
Le panier rétrécit, l'osier craque et se tend. Les côtes compressées, prendre une inspiration est devenue primordiale. Voir le soleil, pour la première fois depuis longtemps. Me prélasser dans un endroit venté et regarder mes compatriotes se transformer en druides. La folie nous quitte quand nous crachons le mal comme un pépin de pastèque. Voir le soleil se refléter dans tes yeux et composer une valse à ta chevelure. Et pouvoir dire enfin, librement, "Je te veux, mon amour!"
Ecrit par Carc, le 07/12/2008 à 15h35 | 1 Connard a commenté cet article
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L'ordre, la discipline v.2
Aujourd'hui, après quelques semaines de conversations parfois enflammées avec une jeune fille sur un site de rencontres, premier rendez-vous "en vrai", dans un bar pas loin de chez moi. Enfin, "premier" rendez-vous, c'est relatif... Cela fait plusieurs années qu'on se connaît, ma sœur et moi... VDM
Ecrit par Carc, le 06/12/2008 à 16h21 | 0 Connards ont commenté cet article
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Aujourd’hui est un de ces jours où l’ennui et l’envie pressante de partir deviennent tenaces. Partir vers quoi, ça j’en sais toujours franchement rien. Mais partir quelque part, sur le dos d’un dragon ou entre les seins d’une fille aux cheveux dans le vent. Faire le clochard, l’anarchiste. Plaquer toute cette merde et recommencer ailleurs, loin de toute question. La route appelle, se fait pressante, lascive et envoûtante. Je ne suis pas encore sourd. Mais, comme d’habitude, je ne bougerais pas, plus intéressé par l’activité consistant à compter les points que je déteste chez moi et les points que je déteste chez les autres.
Voici donc la gueule de ma crise d’adolescence annuelle. C’est drôle, elle arrive tôt je trouve. Je me déteste, et je déteste les gens qui m’entourent mis à part quelques exceptions. Nouveauté, je ne veux pas me retrouver tout à fait seul. Au contraire, j’ai besoin d’être accompagné, j’ai de nouveau peur de me retrouver sans appui. Marrant, je croyais pourtant que ça c’était passé.
J’aimerais bien aller quelque part où il fait froid et sec. En Islande ou ailleurs, me poser sur une montagne et y rester quelques jours. Le temps de me reposer, le temps de dormir, le temps d’oublier sites, IUT, relations sociales et autres facteurs de mécontentement. Puis voler vers le sud, en direction de l’océan pacifique. Voir le monde du haut de ma tour d’ivoire. Mais bon, j’ai depuis longtemps arrêté de pense que je suis un oiseau, la lourdeur ambiante finit bien par m’atteindre aussi.
La lourdeur ambiante, à Grenoble, me paraît apte à briser les records connus du genre en ce moment. J’ai l’impression que résolument tout le monde en a marre. Marre de sa vie, marre des autres, en train de chercher d’autres repères et d’autres cachettes. Et moi, dans le tourbillon, eh bien je fais comme les autres. Au diable l’originalité ! De plus en plus, l’autour de moi ressemble à une représentation particulièrement épique d’une l’apocalypse psychologique qu’un auteur de génie aurait fantasmé sur le recoin d’une serviette hygiénique usagée. Le tout orchestré en pantomime.
« Chacun reste dans sa tête », chante Keny Arkana. Triste constat, pourtant bien réel. Qui est encore assez ouvert pour ne serait-ce que faire l’effort de comprendre ? Peut être moi. Du moins je l’espère. Au final je n’en suis même pas sûr, peut être bien que je ne suis qu’un autre monstre. Les éternelles questions du pourquoi du comment de ma petite existence misérables ressurgissent, tandis que je m’efforce d’éteindre les braises de conneries que je croyais oubliées. Y’a des jours sans, comme on dit. Et aujourd’hui, c’en est vraiment un.
Ce blog montre enfin son vrai visage, ce à quoi tous mes blogs étaient destinés : Bonjour, mes (rares) lecteurs, je vous présente mon exutoire. Le seau dans lequel je peux vomir ce qui me passe par la tête, pour l’ordonner, pour le structurer. Et puis, au final, pour le comprendre. Le public, puisqu’il en faut un, est annexe. Son unique but est de me donner l’illusion que je ne parle pas encore tout seul. Parce qu’au final, le seul destinataire, comme d’habitude, c’est moi. Mon écriture est pas franchement logique, parfois difficile à suivre. Normal, elle se rapproche fortement de l’écriture automatique par moments. J’écris ce que je pense. Et ça me fait du bien.
Eddie Vedder – Long Nights. Ça colle bien à l’ambiance au moins.
« I will always be better than before ». J’ai toujours eu la rage, et j’ai en quelque sorte toujours eu la rage de m’en sortir. Je ne me connais pas autrement. Et comme d’hab, demain sera un autre jour. Je me lèverais avec l’envie de mordre dans la vie a pleines dents. Et ca me permettra au moins de tenir jusqu’au soir.
On va finir cet article sur une note joyeuse : Eddie Vedder – No Ceiling.
« As I walk
The Hemisphere
I've got my wish
To up and disappear
I've been wounded
I've been healed
Now for landing I've been
Landing I've been cleared
Sure as I'm breathing
Sure as I'm sad
I'll keep this wisdom
In my flesh »
Ecrit par Carc, le 15/11/2008 à 20h14 | 0 Connards ont commenté cet article
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