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Fatigue.
La semaine a été chargée en pas grand chose, et je n'ai que peu dormi. Les journées se suivent et se ressemblent, le soleil se lève à l'est et se couche à côté de la bretagne. Sous les pavés, les seringues.
J'ai couru jusqu'à la bastille l'autre jour, envie de monter en haut et puis en fait non. Je me suis posé à un endroit que j'aurais bien appelé "mi-parcours". Je l'appellerais volontiers comme ça si ça n'avait pas été la terrasse que l'on atteint après 2 minutes de marche même pas rapide à peine. J'ai regardé Grenoble, essayant de m'inventer poète, romantique, j'en sais rien, tâchant d'avoir une pensée profonde. Vide absolu.
"Mais tout c'que j'en conclus,
J'dois pas être un poète,
C'est qu'ça doit être chiant
Très chiant d'être une Mouette", chante Bénabar.
En fait je ne suis qu'une personne parmi d'autres. Le constater me fait un peu plus mal chaque jour. En fait, je ne suis même pas spécial. Même pas spécialement con. Juste dans le peloton. Et en fait, puisqu'il est reconnu que je passe la moitié de mes journées à profondément emmerder ce peloton, on peut en conclure que je m'emmerde surtout moi-même. Ouais. Je m'emmerde surtout moi-même, ça doit être ça. Je ne me supporte toujours pas. Je n'arrive toujours pas à passer une semaine seul sans :
-trop boire
-bouffer de la merde
-me coucher à point d'heure sans faire quoi que ce soit pour autant
-dormir normalement.
Ma non-importance chronique me débecte. Ma non-originalité chronique me fait vomir. Heureusement que je n'ai pas d'avenir, tout compte fait. Je saurais pas quoi en foutre. Ah si. Faire garçon de course. Je fais ça tellement bien que ce rôle me colle à la peau, visiblement.
A la base, là, je voulais faire une note marrante. Ben je crois que ce sera pas pour aujourd'hui que mon humour deviendra décapant. Tant mieux. Je n'aime pas assez vomir pour finir au fond des chiottes à chaque fois que je veux faire une blague.
Ecrit par Carc, le 06/02/2010 à 19h04,
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Ecrit par Ether le 07/02/2010 à 13h08
Mouais, finalement on est tous dans le même peloton qui d'un pas uniforme marche dans la même merde de chien.
C'est triste, quand on y pense.
Mais bon, plus je continue dans les études de psycho, plus je me rends compte que tous les théoriciens de ce monde essaient de faire la même chose depuis des dizaines d'années sans aucun succès : c'est-à-dire, foutre les gens dans des catégories. Et cette pratique stupide ressemble à la langue française : plein de règles pour tenter de structurer tout ça, et finalement tout autant d'exceptions.
Donc le principe même de catégorie est insensé.
De la même façon, je pense que malgré de très grandes similarités entre tous les êtres humains, ben finalement, nous sommes tous bien différents. Tout ça pour arriver, par a plus b, à cette conclusion magnifique : tu es spécial.
Nous sommes tous spéciaux, à vrai dire. Le problème c'est qu'on a soit pas le temps, soit la flemme, soit pas de motivation, etc (les non-raisons sont infinies) de développer ce qui nous rend spécial.
Euh, voilà.
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Ecrit par Carc le 07/02/2010 à 16h31
Merci d'essayer de me remonter le moral. Mais ce genre d'arguments, ça marche pour les cons. Je le sais, je l'ai souvent utilisé quand j'étais encore au lycée. Au final, ça met du baume au coeur de ceux qui veulent se la pêter dépressif, et les autres te regardent en se demandant si on peut en faire une équation mathématique pour impressionner la galerie lors d'un dîner mondain.
Mais, vraiment, c'est gentil d'avoir essayé de me dire que j'existe pour de vrai.
Ecrit par Ether le 09/02/2010 à 15h18
j'aurais essayé.
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(mais bon... la vidéo postée en fin d'article ne présageait vraiment rien de bon :D)
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